Pour sortir de cette impasse, il s'ensuit la nécessité d'une analyse systémique du monde, de sa situation d'état et de ses processus, et d'une nouvelle praxéologie pour penser un futur auto-construit. Cette praxéologie est fondée sur l'articulation de la prospective et du projet politique, sur leurs rétroactions et leur dialectique. Ce qui implique une méthodologie nouvelle de la prospective, le décryptage systémique de la mutation anthropologique et des bouleversements géopolitiques, la discussion critique, populaire, des processus en cours, de leur modification, de l'introduction de processus nouveaux, de leur temporalisation conduisant par un cheminement à des configurations reflétant les choix éthiques et moraux de la société. Le projet politique tracerait une voie. (Voir une esquisse praxéologique sur le site www.pierre.gonod.eu)
La « métamorphose » est une métaphore suggérée par la biologie que Morin résume ainsi : « quand la chenille entre dans le cocon, elle commence un processus d'autodestruction de son organisme de chenille, et ce processus est en même temps celui de la formation de l'organisme de papillon, lequel est à la fois le même et un autre que la chenille, la métamorphose du papillon est pré-organisée ». Concernant la société-monde d'aujourd'hui, elle porte à la fois menace et promesse, le risque de sa désagrégation ou de sa métamorphose.
